[Espace augmenté]

Communiqué pour la galerie Bertrand Grimont

Exposition inaugurale du nouvel espace, 21 mars_04 mai 2013

Avec Guillaume Constantin, Gregory Derenne, Jean-François Leroy, Thomas Mailaender, Vincent Mauger, Olivier Metzger, Nathalie Brevet_Hugues Rochette

___

Grimont

Vincent Mauger, Guillaume Constantin, Jean-François Leroy
Paris, 21 mars 2013

___

La galerie Bertrand Grimont est heureuse de changer de lieu. Elle dispose désormais d’un espace augmenté, selon le terme utilisé pour qualifier l’élargissement des dimensions du champ virtuel.

La perspective prometteuse est de donner aux œuvres une meilleure lisibilité. Le public attentif aux artistes émergents que la galerie propose avec constance depuis sa création en 2009 est désormais accueilli dans des conditions optimisées.

L’exposition inaugurale confirme les lignes de force et les axes majeurs de l’identité de la galerie. Le nouvel espace devrait favoriser un regard plus aiguisé sur les œuvres : leur densité, leur format, leur emprise dans l’espace.

Une exposition est d’autant plus efficace qu’elle capte sans subterfuges l’attention du visiteur et la fixe sur l’œuvre.

Les sculptures de Vincent Mauger en sont l’indice : elles mettent instantanément l’espace en tension, accentuant les points de rupture et d’équilibre.

Les peintures de Grégory Derenne nous étonnent à la mesure où elles nous laissent deviner que, selon le mot de Paul Valéry, « nous n’avions pas vu ce que nous voyons. »

Dans les photographies d’Olivier Metzger : l’œil, capté par le halo de lumière qui détoure un personnage (un objet, une construction), oublie toute mise en scène.

Le parcours proposé n’est pas contraint. « Il faut parfois commencer par la fin pour saisir le cours d’une histoire », suggère Claire Taillandier au sujet des dispositifs de Nathalie Brevet et Hughes Rochette.

Il en va de même chez Jean-François Leroy : on ne sait pas quelle étape de son évolution a franchi la sculpture que l’on observe.

Guillaume Constantin revendique « une pratique tout en dysfonctionnement, en fragilité, en instabilité » et Thomas Mailaender jubile de montrer l’excès : « les objets sont trop grands, les gens trop petits, les filles trop nues… ».

Toutes ces pièces sont des fragments détachés et pourtant elles s’éclairent les unes les autres comme les réfractions d’une seule et même entité. Un processus dynamique les active à proportion qu’il a stimulé la décision de leur choix et de leur rassemblement.

La tenue des œuvres et leur force d’attraction dans l’espace donnent pleinement son sens à la nouvelle échelle du lieu.

___

A widened space

It’s with great pleasure that the Bertrand Grimont Gallery has moved in a new and widened space, as we would say to describe the widening of the dimensions of the virtual field.

The promising perspective is here to give the works a better visibility. The public, mindful of the emergent artists the gallery never stopped setting forth since its creation in 2009, is now welcomed in the best conditions.

The opening exhibition will avouch the lines of force and major axes of the gallery’s identity. This new space is to promote a sharpened look on the works of art, on their density, on their format, on their influence on space.

An exhibition is all the more efficient that it turns the visitor’s attention to the works and focuses their gaze on them without any subterfuge.

Vincent Mauger’s works surely show this point because space becomes instantly strained by his sculptures : they put the stress on breaking and balance points.

Grégory Derenne’s paintings are astonishing in as much as they lead us to understand what Paul Valéry once stated : « We had not seen what we see now ».

In Olivier Metzger’s photographs, the eye is absorbed by the circle of light cropping a character (or an object, a structure), and forgets the idea of any staging.

The suggested development comes without any constraints. « You sometimes have to start with the end to get the course of an history », suggests Claire Taillandier about Nathalie Brevet and Hughes Rochette’s devices.

The same idea applies to Jean-François Leroy : you do not know which state of his evolution got past the sculpture you are looking at.

As for Guillaume Constantin, he claims his « dysfunctional, frail and unsteady works », while Thomas Mailaender gloats when he talks about excess : « Objects are too big, people are too small, girls are too naked… ».

All of these works are disconnected fragments but still, they brighten each other up, as refractions of one and only entity. A dynamic process activates them as it stimulated their chosing and gathering.

Both the works’ posture and their power of attraction within space account for the new scale of the place.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s